de l'amour dans les épinards

tout et rien, un peu de vous, un peu de moi, un peu de Lili-fée, un peu de ratatouille, des humeurs, des idées, des fautes d'orthographe surement...pourquoi pas quelques rêves, probablement aussi quelques déceptions... Tout ça forcément en musique !

04 octobre 2011

L'injure absolue

Publié le 4 October 2011 à 16:52 UTC par Bono

« Put**n… de  famine ! ». Il m’est arrivé parfois de jurer. Mais la plus grosse des injures, aujourd’hui, ce n’est pas « put**n ». Le mot le plus indécent, c’est « famine ». Celle qui frappe la Somalie.

La sécheresse, la violence et l’instabilité politique ont atteint un niveau record en 20 ans… Plus de 30 000 enfants sont morts en trois mois. Les images de Daadab ressemblent à un cauchemar du siècle passé. Mais nous sommes bien au 21e siècle et ces images sont réelles, cruelles et sans précédent. La crise alimentaire dans la Corne de l’Afrique n’est rien de moins qu’une catastrophe humanitaire et pourtant elle reçoit moins d’attention que les dernières rumeurs sur les stars d’Hollywood.

Le nouveau clip de ONE “Putain de famine : l’obscénité n’est pas là où on le croit” n’est pas un classique et émotionnel appel d’urgence. Il tente d’attirer l’attention des médias sur la tragédie qui se joue sous nos yeux. Il doit pousser les gouvernements mondiaux à intervenir afin de mettre fin à la souffrance aujourd’hui et éviter d’autres cycles de famine à l’avenir. Et par-dessus tout, il incite à agir, car la famine est fabriquée par l’homme.

Évidemment c’est complexe et les solutions ne sont pas évidentes, surtout en Somalie où, de fait,  il n’y a pas de gouvernement depuis 20 ans. Mais il n’y a pas d’excuse pour la communauté internationale qui détourne les yeux. La plupart d’entre nous n’ont (heureusement) jamais connu la faim, mais nous savons tous ce que c’est que de perdre quelqu’un qu’on aime.

Chacun de ces 30 000 enfants était une fille ou un fils, un frère ou une sœur. Si vous regardez les histoires qui nous parviennent de la Corne de l’Afrique, elles parlent de mères qui doivent décider quel enfant nourrir et quel enfant laisser mourir ; de femmes laissant les corps de leurs enfants sur le bord de la route sur laquelle elles marchent pendant des semaines à la recherche d’eau et de nourriture pour ceux qui luttent encore pour la survie.

L’histoire a montré qu’il y a des moyens pour éviter qu’une sécheresse ne se transforme en famine, même si c’est compliqué. Alors, regardez le film et signez la pétition de ONE appelant les dirigeants du monde à tenir les promesses en faveur de solutions éprouvées, qui marchent… des systèmes d’alerte précoces, l’irrigation, des semences résistant à la sécheresse… et bien évidemment la paix et la sécurité. Sur one.org vous trouverez plus d’explications et d’informations. Et si ONE ne demande pas d’argent, d’autres organisations humanitaires ont un besoin criant de fonds pour venir en aide aux victimes de la sécheresse.

Il s’agit de bâtir un soutien politique dans le monde entier pour des interventions qui sauront arrêter les souffrances d’aujourd’hui et briser le cycle de la famine dans le futur. Surtout, il s’agit d’agir – parce que c’est l’homme qui fait la famine.

Cet article a été publié dans le Huffington Post
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Posté par minottedelalune à 23:22 - Commentaires [0] - Permalien [#]

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